Ouvrage collectif

Où mettre ma jambe ? Réalités angolaises

Où mettre ma jambe ? Réalités angolaises

Ouvrage collectif coordonné par Christine Foucault

Extrait de la Préface de Francine Best administratrice du SSAE ex vice- présidente de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme

(…)

Les paroles des Angolais nous rappellent les drames de l’Afrique : guerres intestines, oppositions politiques se manifestant par le recours aux armes, exils forcés d’un pays africain peu sûr de ses frontières qui restent des traces abstraites de la colonisation, problèmes de langues non connues ou non reconnues, faim, mort des proches ,déchirement des groupes familiaux, épidémies de toutes sortes. Nous sommes encore très loin de l’idéal d’un co-développement qui viendrait corriger ces maux.

Ici ou là, sont aussi pointées les incompréhensions des « autorités » françaises ,dont particulièrement l’OFPRA.(Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides) On voit que le tête à tête entre cette administration et les personnes qui demandent à bon droit le statut de réfugié aboutit à un jeu mensonger où les récits convenus sont mieux pris en compte que la sincérité des demandeurs et les horreurs bien réelles qu’ils ont vécues _ De là viennent la peur, l’angoisse de rester sans papiers, la crainte de ne pas être reconnu par l’Etat français, voire par la société française,le sentiment d’être condamné à la survie et à la précarité.

Retour au « pays » impossible, absence de reconnaissance en France, les Africains migrants, ici les Angolais, sont englués dans une situation inextricable.

Puisse le SSAE actuel aider à la prise de conscience et à la volonté d’agir pour que ces personnes puissent vivre dignement en France.

Extrait du témoignage de Manuel (p. 20)

Moi je suis d’Angola pour 50 % et de la République Démocratique du Congo pour 50 %. Je ne sais pas où mettre la jambe. J’ai dû fuir la guerre en RDC et aller en Angola. Ayant grandi en RDC je ne parle pas le Portugais. De ce fait les autorités angolaises n’ont pas voulu me reconnaître comme étant angolais. Il n’y a pas de paix dans ce pays. J’ai demandé l’asile à la France parce que je ne sais plus quoi faire au pays ».

  • « Où mettre ma jambe ? Réalités angolaises »
  • Collection « Cent papiers »
  • Textes : Ouvrage collectif
  • Préface : Francine Best
  • 80 pages
  • Prix public : 7 €
  • ISBN : 2-3581-019-1   EAN : 9782352810193