isabel Asúnsolo

Un corps en automne

Un corps en automne

Auteur : isabel Asúnsolo
Photographies : Magali Lambert

Extrait de la préface de Jean-Louis Rambour

Avec ce Corps en automne, l’auteur brasse l’argile, les nuages, les moissons, son propre corps et le corps de l’autre dans un grand geste amoureux de toute créature, tout objet de la création, des « rognons de silex » aux têtes frisées des bêtes, des araignées aux hérons, du champ de lin aux punaises des bois, également appelées « gendarmes de l’été ». Le tout sous le regard envieux (mais impuissant) d’un « calvaire de carrefour ».
« Le plus grand plaisir qu’il soit après l’amour, c’est d’en parler », disait Louise Labé en son temps. Avec Un corps en automne, la déclaration d’amour est pour tout et tous.

Extrait

P.43

Les saules n’ont
ni raison ni tort quand ils secouent
leurs têtes
C’est une affaire de lumière
Et je vais sans crainte ni but
cheveux fous dans la plaine
dans l’espace exact
entre automne et hiver